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Du 2 oct au 27 déc 2021 - Exhibition - FLEURY-LA-MONTAGNE

Exposition "Gravures"

Les vaches jadis furent des déesses et elles sont encore en Inde considérées comme des animaux sacrés. Gravées sur les rochers du Tassili, peintes sur les parois de Lascaux, les figures bovines ont une longue histoire et c’est dans cette histoire que peut s’inscrire l’œuvre d’Annick Claudé.
Depuis longtemps en effet cette artiste dessine, grave, peint, sculpte, des figures de vaches. De vaches ou de taureaux, de bovidés, de bovinés même car dans son cheptel il y a peut-être bien aussi quelques zébus.
La question du sujet est ainsi réglée : c’est la vache, signe graphique qui rend possible une infinité de variations. Car ces vaches d’Annick Claudé sont représentées selon différentes techniques, la gravure surtout, mais aussi la peinture, le dessin, le collage... Dans toutes sortes de situations et de postures : debout, couchées, se grattant, pissant, dormant, rêvant même. Sur toutes sortes de supports : papier, toile, fil de fer, chapeau de lampe ou céramique. Ce sont des silhouettes dépouillées, miniaturisées souvent, expressives toujours. Laitières ou allaitantes, grasses ou faméliques. Seules ou en nombre. Touchantes, présentes, drôles. Le dessin est juste, les attitudes sont réalistes, dans un univers fantaisiste, poétique et farceur.
Si l’esprit de ces gravures semble facétieux, l’art - le métier - est solide et rigoureux. Annick Claudé maîtrise plusieurs techniques mais il semble que c’est en gravant qu’elle est vraiment « chez elle ». Mordue de gravure, elle a enseigné ce savoir-faire à l’École des Beaux-Arts de Saint-Étienne où elle est entrée comme étudiante en 1981 et d’où elle est sortie en 1986. Elle vit maintenant entre Marseille et Saint-Étienne. Si le trait de gravure lui convient, c’est peut-être parce qu’il est spontané et définitif, comme une certaine façon de vivre, incisive et sans repentirs.